Même pas peur

Nouvelle couverture

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Disponible aussi sur amazon kindle.. et en version papier

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Carte luxembourg

Le pitch

« L’aspect de la bâtisse avait quelque chose de fantomatique. Elle ne ressemblait pas aux autres maisons locales, avec leurs toits en ardoise, leurs petites fenêtres et leurs façades proprettes. Comme pour la mettre à l’abri des regards curieux des villageois, on l’avait entourée d’un mur surmonté d’une grille avec des piques très pointus, décourageant toute tentative d’intrusion. Des chênes et autres grands arbres, adaptés au climat régional, s’épanouissaient dans le jardin qui s’étalait tout autour de l’habitation. On pouvait voir leurs couronnes, certainement plus que centenaires, dépasser de  la hauteur du mur. Il fallait s’approcher du portail rouillé pour  voir s’élever les deux tourelles aux toits pointus de chaque côté de la façade qui avait pris une teinte d’un gris-brun sale, due aux intempéries des décennies écoulées. L’ensemble ressemblait vraiment à s’y méprendre à une maison hantée, ou plutôt l’un de ces manoirs hantés de cinéma. Chaque fois que j’allais coller mon nez de gamine curieuse contre le métal froid du portail, j’en avais la chair de poule, je trouvais la bâtisse délicieusement lugubre. »

Une idée saugrenue a germé dans le cerveau d’une fillette espiègle ; elle s’imagine qu’un vampire s’est installé parmi les habitants de son village. Assisté de sa meilleure amie, elle entreprend d’explorer clandestinement la demeure du « monstre ».

Un voyage dans les années soixante, sous les cieux d’un pays voisin

Le décor

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Une nouvelle histoire, mais cette fois, ce ne sera pas un polar

Pas peur de m'attaquer à autre chose que le roman policier,ni de parler de mon enfance.

Pas peur non plus de rajouter une maison (hantée)  dans mon village natal et de broder une fiction autour avec moi dans le rôle principal.

L'action se situe à la fin des années soixante.

Ce nouveau roman paraîtra en mars-avril, juste après "Randonnées meurtrières et avant "Lagarde enquête à Chouvigny"

Je suis sûre qu'il vous amusera, il est tout public

(Toute ressemblance avec des personnes ou des évènements existants ou ayant existés serait purement fortuite), sauf en ce qui concerne mon propre personnage, bien sûr

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                                                                    Même pas peur

                                                                              Prologue

La rumeur s’était répandue telle une traînée de poudre parmi le millier d’habitants de notre paisible bourgade et elle risquait d’alimenter la chronique pendant longtemps. Ma mère nous la ramena toute fraîche de chez le boucher du bas de la rue, en même temps que le jambon, le boudin et les côtelettes : QUELQU’UN AVAIT ACHETE LA VIEILLE MAISON !

Pendant la cuisson du boudin, cette transaction inattendue faisait l’objet d’une discussion animée entre ma mère, ma sœur et moi-même, nous tentions surtout d’établir un portrait-robot de l’acheteur. Très vite, nous arrivâmes à la conclusion qu’il s’agissait d’un fou ; aucune personne saine d’esprit  ne pourrait avoir envie de loger dans cet endroit louche et insalubre. Ma mère émit une hypothèse :

  • L’acheteur veut peut-être faire détruire cette ruine pour construire une nouvelle maison ?

Son  idée fut adoptée à l’unanimité, quoiqu’un peu à contrecœur par moi, je n’avais aucune envie de voir disparaître la maison. Elle me fascinait!

Quoi qu’il en soit, notre théorie ne résista pas au-delà du dîner, car mon père la balaya d’un seul geste énergique de la main, en affirmant à sa façon habituelle, brève mais irrévocable :

  • La maison ne sera pas détruite, quelqu’un va venir l’habiter !

Il nous fournit des preuves irréfutables : premièrement, Albert, le couvreur du village, avait pour mission de refaire la toiture, deuxièmement, une commande concernant de nouvelles portes et de nouveaux volets pour les fenêtres était en cours de fabrication dans l’atelier de son patron. Mon père était menuisier, il fabriquait des meubles, (des vrais, pas des en kit), des portes, des encadrements et surtout des cercueils, car les menuisiers s’occupaient aussi des enterrements à cette époque, déjà lointaine. Je précise, nous sommes en mille neuf cent soixante-huit, l’année de mes dix ans.

Les arguments de mon père ne pouvant être mis en doute, nous étions donc revenues à l’établissement du portrait-robot du fou qui avait fait cette acquisition. Durant la vaisselle, nous tentions de faire une ébauche de ce personnage mystérieux, s’apprêtant à venir habiter parmi nous, mais même lorsque la dernière fourchette avait rejoint son compartiment dans le tiroir, les contours de son visage demeuraient toujours flous.

Secrètement, je décidai de mener ma propre enquête.

 

 

                                                                 Un peu d’histoire

 

Afin de lever un petit coin du voile sur tout ce mystère, je vais tenter de décrire l’endroit. Le village dans lequel se déroula cet évènement s’appelle « Troisvierges »… comme trois vierges ; il est situé à l’extrême nord du Grand-duché de Luxembourg, ce minuscule pays coincé entre la France, la Belgique et l’Allemagne. J’ai vu le jour dans cette localité et j’y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence, avant de venir m’égarer dans l’immensité de la France. Le département de l’Allier que j’habite aujourd’hui, couvre approximativement trois fois la surface de mon pays d’origine, la différence est donc… de taille.  

Chapitre trois -Première rencontre avec Drac

A l’approche du mois d’avril, les premières hirondelles se mirent à construire leurs nids sous les appentis des toits, y compris ceux des maisons hantées, mais mon enquête restait toujours en « hibernation ». En mars, la neige persistante m’avait  interdit de nouvelles explorations près du manoir, je voulais surtout éviter qu’on puisse identifier les empreintes des semelles de mes bottes. Plus tard, le dégel rendait les prés tellement boueux que je préférais ne pas prendre le risque d’aller m’y enliser. Je ne perdais cependant pas mon objectif principal de vue : démasquer Drac.

Enfin, nous arrivions aux vacances de Pâques et le soleil était au rendez-vous, même si le fond de l’air restait plutôt frais. Le mardi de la semaine qui précédait le week-end de Pâques, juste après le déjeuner, j’étais assise dans le corbillard de mon père et je tricotais. Manier des aiguilles à tricoter n’était pas l’un de mes loisirs de prédilection, bien au contraire, je détestais le tricot, le crochet et la couture, mais on imposait ce genre de corvées aux filles pendant les cours de travaux manuels à l’école. Cette année, la confection d’une écharpe en laine était au programme, et nous devions la terminer pendant les deux semaines de vacances, car un nouvel ouvrage était déjà prévu au  dernier trimestre. Je redoutais le pire, mon écharpe mesurait à peu près vingt-cinq centimètres de long, ce n’était même pas suffisant pour entourer le plus maigre des cous. A titre d’encouragement, j’avais choisi une laine de couleur rouge vif, elle commençait à se ternir et à s’effilocher à force d’être malmenée par mes mains maladroites.

Je m’étais donc isolée avec mon tricot dans la belle Pontiac noire aux chromes rutilants, dont les vitres arrière étaient drapées de tissus noirs aux motifs argentées, et pour compléter le décor, un cercueil se trouvait à l’arrière... il était vide bien sûr. Il y avait une explication à cette situation : mon père s’était arrêté déjeuner à la maison , mais au début de l’après-midi, il devait partir récupérer l’une des victimes d’Atropos, (la coupeuse des fils de la vie), dans un hôpital de la région.

J’aimais cette voiture et je m’y précipitais dès que l’occasion se présentait, être en compagnie d’un cercueil ne me dérangeait nullement, j’avais l’habitude de les voir, c’était un « meuble » comme un autre. A intervalles plus ou moins réguliers, je tournais le volant du véhicule, je manipulais une manette ou appuyais sur une pédale, toujours la même, je n’avais pas le droit de toucher à celle de l’accélérateur.

  • Tu  ne touches pas à ça, tu vas me noyer le moteur sinon! grondait mon père.

 

Ne voulant surtout pas me rendre coupable de ce genre de crime, je me gardais bien de l’effleurer.

Commentaires (2)

Josiane Hack
  • 1. Josiane Hack | 30/01/2016
Moien Roland

Also et kennt am März raus. Et kann én et direkt béi mär bestellen ( einfach eng Noricht hei lossen oder op FB ) oder iwer Amazon.

Schéi Gréis !
Herman Roland
  • 2. Herman Roland | 30/01/2016
Félicitations.Wou kann ëch dëst Buch kréien.Schéi Gréiss.

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Date de dernière mise à jour : 13/02/2018