Les traces du meurtrier

La nouvelle enquête du commissaire Lagarde est en préparation - Quelques indications en photo... et de courts extraits

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Petits extraits de la prochaine enquête du commissaire Lagarde

La porte du bureau claqua énergiquement derrière Sven, poussée par le courant d’air provenant de la fenêtre ouverte. Lagarde leva  brièvement les yeux de ses dossiers d’affaires anciennes non résolues qu’il avait sorties de l’oubli et qu’il étudiait avec grand intérêt. Le mois de mai était calme, le crime leur accordait un répit, peut-être était-ce dû à la chaleur presque inhabituelle de ce printemps. Peu importait la raison, cet état de choses laissait le temps à Lagarde de s’intéresser aux crimes du passé.

Le commissaire dut constater sans surprise  que les mobiles de crime n’avaient pas évolués. Depuis la nuit des temps, les mêmes pensées semblaient alimenter les pulsions criminelles des humains. On  convoitait le pouvoir, la richesse, à moins qu’on ne tue par jalousie ou par passion. L’humain resterait à jamais l’être le plus cruel et le plus destructeur qui habitait la planète.

Sven, peu intéressé par les affaires du passé avait entrepris de consulter son ordinateur. Les informations fournies ne devaient pas le réjouir, car il poussa un soupir, suivi d’un juron.

-  Nous avons reçu un appel. On doit se rendre dans le Sancy à 1300 ou 1500 m d’altitude. Et à en croire ce que je viens de voir sur les prévisions météo, il y a un fort risque d’orage en montagne.

- Qui désigne-tu par ce pronom indéfini « on » ?

- « On », c’est-à-dire l’équipe : toi, moi et les collègues. D’ailleurs, un hélicoptère est déjà parti, on prendra le suivant. Ce qui me tracasse un peu est la météo. Le  Sancy risque d’être touché dès cette soirée. Ce n’est pas le temps idéal pour se déplacer en hélicoptère

- Et pour quelle raison devrai-je t’accompagner en hélicoptère à 1500 m d’altitude dans le Sancy, qui plus est, par temps orageux ?

- Enfin, boss, tu dois bien le deviner. Il s’agit d’une mort suspecte.

- Une mort suspecte à 1500 m ?

Lagarde leva le regard de ses dossiers.

- Je n’en sais guère plus en ce moment. Il s’agirait d’un berger, parti surveiller ses moutons et qu’un couple de randonneurs aurait découvert mort en début de l’après-midi. C’est sur le territoire de la commune d’Orcival que cela s’est produit.

- Cela fait plusieurs années que nous formons une équipe, Sven. Tu n’es plus un débutant, je dirais même que l’on peut te considérer comme étant un inspecteur expérimenté. Il est donc inutile de te faire remarquer que « mort suspecte » ne signifie pas forcément « meurtre ». 

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Une autre inquiétude le tenaillait, c’était l’enquête que ces deux policiers mèneraient dans les environs. Jusqu’où fouilleraient-ils le passé ? Déjà la mort du père Durin dans des circonstances identiques semblait les intriguer, surtout le plus âgé des deux qui avait été jusqu’à faire allusion au chien. Finalement, il aurait peut-être été préférable de leur raconter toute l’histoire depuis le commencement. Quelle aurait été la réaction de ce commissaire s’il lui avait annoncé que Philippe Durin n’avait pas été le premier de la famille à disparaître sur le Puy de l’Ouire, qu’il y avait comme un mauvais sort qui pesait sur tous les héritiers mâles de la tribu, les faisant disparaître bien avant d’avoir atteint la vieillesse. L’affaire était tombée dans l’oubli dans la région, mais la famille, elle, en parlait encore lors de certaines soirées. Avant la mort de Philippe  ils avaient nourri l’espoir que la malédiction fut terminée, car plusieurs décennies s’étaient écoulées sans réclamer de victime. L’arrière-arrière grand-père de Cyril avait été le dernier à rencontrer la mort là-haut. Et puis, en ce jour maudit de mois de mars 1988, ils avaient trouvé Philippe Durin, saigné par des coups de couteaux,

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Date de dernière mise à jour : 22/05/2019